Poème cité par Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum dans son discours du Maouloud de 1982, introduit par ces mots : « Tel est le sens des mots du poète ».
Texte original
قُلْ لِمَنْ يَطْلُبُ يَوْمًا رَاحَةًإِنَّمَا الْأَتْعَابُ فِينَا نِعَمُ
تَعَبُ الْآكِلِ لَا بَأْسَ بِهِتَعَبٌ مَا تَشْتَكِيهِ الْأُمَمُ
تَعَبُ الْمَاشِي وَفِي الْمَشْيِ رِضًافَكَمَا تَحْيَا بِذَاكَ الْقَدَمُ
وَكَذَا الْعِلَّةُ تَغْدُو تَعَبًاوَهْيَ فِي غَايَتِهَا مُغْتَنَمُ
كُلُّ شَيْءٍ فِي الْقَضَايَا حِكْمَةٌتَتَوَالَى فِي ذَرَاهَا حِكَمُ
وَحَيَاةُ الْمَرْءِ لَيْسَتْ بَاطِلًايَا حَيَاةً شَرَّفَتْهَا هِمَمُ
قَدِّرِ الْأَشْيَا وَحَاسِبْ كُلَّهَايَتَرَاءَى لَكَ فِيهَا عَلَمُ
وَسَلِ الْأَسْرَارَ عَنْ مَصْدَرِهَاوَلِمَاذَا فِي الْحِمَى تُحْتَرَمُ
بِرِضًا تُدْرِكُ مَا فِي ضِمْنِهَاأَيُّهَا الْمُسْلِمُ ذَاكَ الْكَرَمُ
Traduction
Dis à celui-là qui cherche à se reposer un jour que les peines sont nos bénédictions. De la peine de celui qui mange il n’y a rien de nuisible. A cette peine-là les gens ne peuvent se soustraire. Et de la peine du marcheur il faut se satisfaire si tant est que la marche revigore les pieds. Il en est ainsi de la maladie : elle cause de la peine certes mais procure aussi réconfort à son terme. Tout est sagesse dans les coups de la fatalité. Et au bout de leurs péripéties, il y a des leçons en série. La vie de l’être humain n’est pas vanité. Ô vie que les volontés hargneuses honorent ! Prends donc la bonne mesure des choses et calcules-en la portée. Tu finiras par embrasser du regard le Réel mis en évidence. Questionnes les secrets en partant de leur source. Pourquoi sont-ils tenus sous scellés dans le Sanctuaire ? Avec satisfaction tu atteindras leur essence. Ô toi Musulman, là est l’honneur !
Traduction extraite de la version française du discours.
